Une simple observation des mœurs et coutumes du milieu “tradi-mytho-mili-pêchu” permet de
découvrir un sacré microbe, pour ne pas dire virus, qui fait des ravages dans le milieu catholique… Mise au point indispensable…
« La jeunesse n’est pas faite pour le plaisir, elle est faite pour l’héroïsme ! »
Le virus qui est en train de toucher UNE PARTIE de ces catholiques, c’est le TPF, “Tout Pour la Frime”, ou encore du
QDLG, “Que De La Gueule”. Soyons sérieux : il est infiniment triste de voir des jeunes, et quand je dis jeunes, nous pouvons tous nous sentir plus ou moins concernés, qui sont pourtant
des gars biens au départ, des gars qui ont souvent pas mal reçu (famille, milieu, scoutisme...), mais qui se gâchent par manque d’idéal solide, par manque de profondeur spirituelle. Derrière leur belle apparence de “tradi-mytho-mili-pêchu”, il n’y a hélas plus ou pas grand chose. Oh, si on les croise dans
la rue, on se dit “ça, c’est un type bien !” : Le chèche, la coupe de cheveux, les fringues Cyrillus, l’autocollant "Espoir et Salut de la France" derrière la tradi-mobile... tout y
est ! Ouf ! On est rassuré me direz-vous ! Oui... oui mais NON ! Tout ça est excellent mais ne
vaut RIEN si derrière, il n’y a pas un désir brûlant d’aimer Notre Seigneur, de le servir, de lui plaire... Tout ça ne vaut RIEN, si on ne désir pas être un Saint ! Et
c’est là dessus que nous devons nous examiner chaque jour : oui ou non, ai-je le désir d’être un Saint ? Est-ce que j’en prends réellement les moyens ? On doit vouloir être un
Saint ! « Doucement, doucement, direz-vous, on a 16, 18, 20 ans, on a le temps ! Laissez nous nous amuser un peu... ». Non ! Pas de temps à perdre ! La jeunesse n’est pas faite pour le plaisir, elle est faite pour l’héroïsme ! (Paul Claudel). Et il en faut de l’héroïsme pour
vouloir être un Saint dans notre pauvre monde...
« Mais on est jeune... »
Justement ! C’est avec tout l’enthousiasme fougueux de notre jeunesse qu’il faut nous lancer, corps et âmes, dès maintenant, dans l’aventure de la sainteté. Cette aventure dure, exigeante,
mais si belle et si exaltante, qui nous conduit vers les sommets ! Ne soyons pas des “petits bourgeois” de la sainteté ! Notre Seigneur veut tout, nous veut entièrement à lui, corps et
âmes. Il est mort pour cela. Soyons généreux ! Donnons-nous à lui, à fond, là où il nous veut.
« Doucement, holà ! Ce sont de belles paroles, mais concrètement ? »
Concrètement ? C’est tout simple ! Prenons la résolution de ne jamais être un contre-témoignage pour notre prochain. Nous avons l’étiquette “catho” sur le front ? Très bien !
Ça nous oblige à être des saints, sous peine de décevoir les autres. Ainsi, le catho qui triche en classe, c’est un contre-témoignage ! Le catho qui
n’exprime pas ouvertement son désaccord sur la débauche de certains lycées, c’est un
contre témoignage ! Le catho qui se tient mal en soirée : c’est un contre-témoignage ! Le catho qui n’exprime pas clairement que l’avortement est un meurtre, c’est un contre témoignage ! Le catho qui arrive à passer une journée sans prier
: c’est un contre-témoignage ! Le catho qui flirt au bahut : c’est un contre-témoignage ! Le catho qui n’ose pas témoigner de l’exigence de la pureté (+) par peur des moqueries : c’est un contre-témoignage ! Le catho qui n’ose pas réagir quand son professeur sort des propos scandaleux ou erronés sur le Christ, l’Eglise ou le Pape : c’est un
contre témoignage ! Le catho qui se sent obligé de rire grassement aux histoires crades, sous peine de passer pour un type coincé
: c’est un contre-témoignage ! Le catho qui n'ose pas dire autour de lui que le "mariage homosexuel" est contre-nature, immoral, impur
et suicidaire pour l'humanité : c'est un contre témoignage ! Pas besoins de continuer la liste, examinons-nous plutôt sur le témoignage que nous osons donner autour
de nous... Ne soyons pas des cathos anonymes ! Ne renions pas le Christ !
« Houlà, c’est un peu trop dur pour nous, tout cela...c’est beau, OK, mais trop difficile, c’est pas
pour nous... »
Oui, mais désolé, à 16, 18, 20 ans, il est grand temps de faire un choix. Sois j’écoute ma nature paresseuse. Je choisi lors de rester mouton parmi la masse anonyme des moutons, je choisi d’en
rester à un idéal au ras des pâquerettes, au “que de la gueule”, au juste nécessaire pour paraître “catho-tradi-mytho-mili-pêchu” en soirée ou à la sortie de la messe, je choisis de ne pas
renoncer aux petits plaisirs faciles... Je choisis de mener ma petite vie spirituelle pépère. Jésus, je lui en demande pas trop (sauf avant les examens...), en échange, Il ne doit pas trop m’en
demander non plus...
Sois je vise un peu plus haut, je suis un peu plus viril... Je me donne un grand coup de pied au c..., et je me jette dans l’aventure, corps et âme. Je refuse de me contenter d’être médiocre, ni
même d’être moyen... je veux être un saint ! Je sais que cela vas me valoir : sourire moqueurs de la part des plus gentils, insultes, mépris,
haine pour les autres. Tant mieux, ce sera toujours ça de plus à offrir au Christ ! Et puis je ne suis pas seul : j’ai peut-être
des amis qui partagent ce même idéal pour m’aider, j’ai en tout cas les Anges, les Saints, Notre-Dame, et puis... Notre Seigneur : « je ne vous laisse pas seuls ! » a t-Il dit
à ses disciples. C’est vrai, je suis faible, pécheur, mais si je tombe, Jésus est là pour me relever, quelle que soit la gravité de ma faute. Pour m’aider, j’aurai recours à un directeur
spirituel (”le père spi”) auquel je me confesserai régulièrement et qui pourra m’aider à faire les grands choix de ma vie (discernement de ma vocation - études...). Je ne sais pas jusqu’où
j’arriverai, jusqu’où tout cela va me mener, mais je fais de mon mieux, et je m’abandonne : je renonce à moi-même, j’accepte de me donner avec tout l’enthousiasme et la générosité de ma
jeunesse, là où je suis maintenant et, au moment venu (ça arrive très vite...), là où le Seigneur m’appelle : père de famille, prêtre ou religieux. Au bon Dieu de décider, moi, une seule
chose m’importe : Servir en faisant sa volonté. Avec une grande confiance, je me confie à Marie, ma Mère et ma
Reine : c’est elle qui doit tenir la barre, et me mener jusqu’à son Fils.
Ce choix, il ne faut pas le repousser, le remettre indéfiniment à plus tard. Demain, dans trois jours, dans deux semaines, il sera peut-être
trop tard... Et une fois que ce choix est fait, il nous faut le redire chaque jour de notre vie : « Seigneur, je suis bien peu de chose, mais pour Vous, je ne veux pas me contenter de
peu. Vous me voulez Saint, rien de moins... D’accord ! J’accepte cette mission et avec l’aide de votre grâce, plaise à Dieu que je la remplisse, même et surtout si cela doit me coûter
cher : mon confort, ma tranquillité, mes petits plaisirs, et peut-être un jour, mon sang !
« Que tous les jeunes, et parmi eux tous nos scouts et guides,
soient assoiffés d’absolu, de pureté, de transparence, de joie et de sainteté ! »
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