Recommander

Merci de trouver de l'intérêt au blog, de nous encourager à le poursuivre en le visitant si souvent et de le signaler autour de vous (ci-dessus la case "Recommander" vous le permet aisément). Vous pouvez également être avertis “dans la minute” des articles que nous mettons régulièrement en ligne en inscrivant votre adresse courriel dans la case “Newsletter” (colonne de droite). Songez à bien cocher les cases “articles” et “newsletter” si vous souhaitez recevoir et l'avis de parution d'un nouvel article, et les “newsletters” proprement dites qui ne sont destinées qu'aux abonnés et donc qui ne figurent pas sur ce blogue.

Présentation

Communautés

Calendrier

Novembre 2009
L M M J V S D
            1
2 3 4 5 6 7 8
9 10 11 12 13 14 15
16 17 18 19 20 21 22
23 24 25 26 27 28 29
30            
<< < > >>

Créer un Blog

Recherche

 



Il y a actuellement  10567  personnes connectées à Over-Blog dont   5  sur ce blog

Articles à voir en ce moment:

Qui a dit ?

Les cinq preuves de l'existence de Dieu (à lire et à faire lire !)

Messe tridentine et skateboard


Commentaires


  N'hésitez surtout pas à laisser des commentaires sur ce blog, si le contenu d'un article vous plait ou pas dites-le à son auteur, cela le récompense du travail fourni et l'encourage à continuer.

Soyez assurer de notre réponse dans la mesure du possible
...



N'hésitez  pas à laisser un commentaire ou à vous inscrire à la Newsletter Merci d'avance.

Mardi 29 septembre 2009

Quelle est la prière qui fut vivement recommandée par Jean-Paul II et qui se trouve dans le missel selon la forme extraordinaire alors qu’elle a disparu du missel selon la forme ordinaire ?

 

Le dimanche du bon pasteur, 24 avril 1994, lors de la prière du Regina Cæli, Jean-Paul II a vivement recommandé « la pratique quotidienne de la prière à l'Archange Michel, instaurée par Léon XIII » :

« Puisse la prière nous fortifier pour ce combat spirituel dont parle la lettre aux Ephésiens : “Rendez-vous puissants dans le Seigneur et dans la vigueur de sa force” (Ephésiens, VI, 10). C'est à ce même combat que se réfère le Livre de l'Apocalypse, nous mettant devant les yeux l'image de Saint Michel Archange (cf. Ap 12, 7). Le pape Léon XIII avait certainement bien présente cette image quand, à la fin du siècle dernier, il introduisit dans l'Église toute entière une prière spéciale à Saint Michel : “Saint Michel Archange, défends-nous dans le combat contre le mal et les embûches du malin, soit notre rempart....” Même si aujourd'hui on ne récite plus cette prière à la fin de la célébration eucharistique, je vous invite tous à ne pas l'oublier mais à la réciter pour obtenir d'être aidés dans le combat contre les forces des ténèbres et contre l'esprit de ce monde. »

Jean-Paul II

 

Saint Michel Archange,

défendez-nous dans le combat ;

soyez notre secours contre la malice et les embûches du démon.

Que Dieu lui fasse sentir son empire, nous vous en supplions.

Et vous, Prince de la Milice céleste,

repoussez en enfer, par la force divine,

Satan et les autres esprits mauvais qui rôdent dans le monde

en vue de perdre les âmes.

Ainsi soit-il
Source:ici

Par Saint Michel Archange - Publié dans : Chants et Prières - Communauté : Nos amis les saints
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Lundi 28 septembre 2009

jerome lejeune par subdirectordid
On parle beaucoup " d'éthique " depuis quelques temps. Un congrès s'est même tenu récemment sur ce sujet. Ces problèmes vous les abordez comment vous-même ?

Je ferai d'abord une remarque préliminaire. Quand j'entends parler d'éthique, je suis sur mes gardes : les gens qui parlent d'éthique, ont souvent envie de larguer la morale. Bien que ces deux mots, l'un grec, l'autre latin, désignent exactement la même chose, à savoir la science des mœurs, on remarque depuis une vingtaine d'années une distorsion du sens : celui qui parle de morale entend que les mœurs devraient se conformer à des lois supérieures, alors que celui qui parle d'éthique sous-entend que les lois devraient se conformer aux mœurs... même très inférieures !

Bien que j'aie grand respect pour le grec, la racine latine que tout le monde comprend, me paraît préférable...

La morale n'a pas bonne presse ?

La morale n'a jamais eu bonne presse. Elle a toujours gêné les gens qui auraient bien aimé faire disparaître leur prochain quand celui-ci les gênait, le dépouiller de ses affaires quand ils en avaient envie, lui prendre sa femme, etc. S'imaginer que la morale ait eu bonne presse dans le passé est une illusion.

C'est une gêneuse?

C'est plus que cela c'est en quelque sorte le mode d'emploi de la nature humaine. Ou plutôt, c'est à la fois le mode d'emploi, la notice d'entretien, et le code de la route.

Voyez le comportement habituel des automobilistes : généralement, la notice d'entretien ils ne la lisent pas ; le manuel d'utilisation, ils le négligent, quant au code de la route, dès qu'ils peuvent l'enfreindre, ils le font. C'est exactement ce qui se passe dans le domaine delà morale.

Il n'empêche qu'on ne peut pas imaginer une circulation un peu intense sans un code de la route, sans une notice d'entretien, et sans un manuel d'utilisation. De la même façon, on ne peut pas concevoir la vie d'êtres humains sans une morale.

L'embryon dès le premier instant est un membre de notre espèce

Dans le secteur précis que nous abordons, la morale touche vraiment les racines?

Elle touche les racines de l'être. Depuis une dizaine d'années, depuis que les avorteurs tiennent le haut du pavé, on nous distille un discours que je qualifierai d'obscurantin. Des scientifiques ayant l'intention de pratiquer des avortements, ou de se livrer à des manipulations sur de très jeunes êtres humains, se répandent en considérations extrêmement nébuleuses pour faire croire qu'eux, scientifiques, ne savent plus ce qu'est un être humain, ni quand il commence. Car s'ils reconnaissaient qu'un être humain débute à la fécondation, ils ne pourraient plus éluder le problème moral. Or, ils veulent une nouvelle éthique !

Mais nous savons très précisément ce qu'est un être humain, nous en avons une définition extrêmement simple : c'est un membre de notre espèce. Si, en effet, l'embryon, dès le premier instant, n'était pas un membre de notre espèce, il ne le deviendrait jamais.

Quelque chose me frappe : jamais les vétérinaires ne parlent de la bovinisation d'un fœtus de vache ; jamais un entraîneur de courses ne disserte de l'équinisation d'un fœtus de jument. Ils savent parfaitement que dans la vache il y a un petit veau, et que dans la jument un petit poulain.

C'est vraiment sur une régression de l'intelligence, délibérément obscurcie, qu'on veut construire une éthique nouvelle, et ne plus se référer aux évidences tout à fait élémentaires de la morale selon lesquelles tout être humain est membre de la même famille que tous les hommes, et donc respectable. Quand on vous dit : un fœtus n'est pas un homme, c'est du même niveau intellectuel que la réponse d'un médecin jugé à Nuremberg : " un prisonnier n'est pas un homme " !

Suite:ici

Par Saint Michel Archange - Publié dans : Morale - Communauté : Praedicatho.com
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Samedi 26 septembre 2009



Cardinal Castrillon Hoyos: calomnie de l'évêque suédois

di Francesco Colafemmina

Le 26 septembre 2009  - Dans une interview à la Süddeutsche Zeitung, le Cardinal Castrillon Hoyos prend position:

SZ: Vous avez affirmez de ne pas être au courant de l'interview de Williamson. Qu'aurait fait le Pape s'il l'avait su ?
Hoyos: Je ne voudrais pas alléguer les hypothèses en ce qui concerne ce que le Pape Benoît XVI aurait pu faire. Je me réfère seulement à ce qu'il savait, au moment même où l'excommunication fut rendu public. A ce moment, personne d'entre nous ne savait rien des affirmations de Williamson. Personne d'entre nous. Et personne avait le devoir de les connaître!

SZ: vous n'en saviez rien, aussi en 2009 ?
Hoyos: Je savais seulement que la STV l'avait interviewé à l'occasion de l'ordination d'un diacre. La nonciature m'a donné l'information dans une lettre scellée.

SZ:. Maintenant l'évêque de Stockholm, Anders Arborelius, affirme avoir informé la nonciature de Stockholm depuis novembre 2008.
Hoyos: Je déplore beaucoup cette affirmation, car elle est fausse. C'est une calomnie de diffuser ce type d'information. Nous sauvons tous les documents sous formes digitales. L'évêque Arborelius aurait dû dire, comment, à qui et quand il a fourni l'information et s'il l'a passé sous forme écrite ou orale.

SZ: Le magazine Der Spiegel a retranscrit l'interview de Williamson en 2008. Personne ne l'a lu au Vatican ?
Hoyos: Mais moi non.

SZ: Le Père Fellay, le général de la Fraternité Saint Pie X, aurait pu déjà savoir le contenu de l'interview de Williamson, si nous croyons la lettre qu'il a envoyé à la SVT, pour empêcher la diffusion.
Hoyos: Je n'en sais rien

SZ: Williamson dit que vous l'avez connu lors d'un repas ?

Hoyos: En ce temps là, j'étais à peine devenu Président d'Ecclesia Dei. Je les ai repérés en pleine été, un groupe de personnes en soutane, j'ai donc demandé à mon secrétaire qui ces personnes étaient. Ils m'ont dit qu'ils étaient lefebvristes. Ainsi, je les ai invités pour un repas.

SZ: Quelles impressions ils vous ont fait ?
Hoyos: L'impression qu'ils sont des braves gens, mais parfois un peu trop fixé sur l'idée que tout le mal du monde tire son origine dans la réforme du Concile. Aussi j'ai essayé de détendre l'atmosphère et j'ai plaisanté, en disant que si j'avais voulu choisir une langue pour la messe, j'aurais préféré l'araméen, la langue du Christ, du moment que je ne savais pas qui aurait eu la mauvaise idée de changer la langue du Seigneur dans celle de ses persécuteurs. Ils ont trouvé que c'était une mauvaise blague. Après cette rencontre, le dialogue avec Jean Paul II a commencé, puis un autre dialogue en août 2005 avec le Pape Benoît XVI.

SZ: Pourriez-vous nous dresser le portrait de Richard Williamson ?
Hoyos: C'est un homme honnête, et quelque peu excentrique. Il ne choque pas, mais il est obsessionnel et têtu.

SZ: Un honnête homme ?
Hoyos: Il dit ce qu'il pense. Williamson ne me semble pas un de ceux qui veut vous tromper. C'est plutôt une personne désinhiber qui maintient des positions extrémistes; mais avec une conviction honnête et simple.

SZ: Vous partagez les positions de la FSSPX ?
Hoyos: La FSSPX pense qu'ils défendent la vérité sur la Tradition sacrée et qu'ils ne peuvent pas être excommuniés pour cela. Cela peut se comprendre, sans partagé de telles opinions. Une chose est indiscutable, ils ont cassé une loi fondamentale de l'Eglise.

SZ: Vous vous êtes jamais demandé si votre décision pouvait avoir des conséquences politiques ?
Hoyos: L'excommunication n'est pas un acte politique. C'est un acte de miséricorde. Et donc un problème pastorale et théologique, non pas une interférence de l'Eglise dans la sphère politique. Aussi, je ne préoccupe pas. Mon travail n'est pas de juger mon frère évêque. Ceci est la tâche de la congrégation pour les évêques et de la Congrégation pour la doctrine de la foi.

SZ: Mais l'Eglise catholique a une opinion sur l'antisémitisme et l'holocauste.
Hoyos: Le rejet de toutes violences de la part de l'Eglise, subies par le peuple Juifs est plutôt claire. Ce type de génocide raciale et un crime immoral contre l'humanité.

SZ: Pourquoi alors vous n'avez pas stopper la révocation de l'excommunication à un négationniste ?
Hoyos: Willamson a été excommunié pour son ordination épiscopale illégitime, non pas pour ses théories, jugements et affirmations sur l'holocauste. Regarder les problèmes sous un autre angle et une erreur typiquement allemande!

SZ: . Le Cardinal Re s'est senti trompé par vous.
Hoyos: Pour ce que je sais, il n'a jamais dit cela. Mais je sais qu'il a dit quelques paroles imprudentes sur moi dans les médias. Je lui ai donc écrit une lettre dans laquelle je lui ai dit que si quelqu'un aurait dû savoir quelque chose auparavant sur l'interview de Williamson sur l'holocauste, il aurait fallu que cela ne soit que lui. Il a travaillé durant de nombreuses années à la Secrétairie d'Etat. Aujourd'hui, il est le chef de la Congrégation des évêques. C'est son rôle de contrôler les évêques.

SZ: Est-ce que ce scandale a changé vos relations avec le Pape ?
Hoyos: Oui, en mieux! Nous avons travaillé côte à côte, non seulement parce qu'il est le Vicaire du Christ, mais aussi parce qu'il est un théologien de première classe, un défenseur de la foi, et il a toujours confiance en moi. Aussi rien n'a changé

SZ: Vous êtes vous senti blessé par les médias ?
Hoyos: J'ai eu une notable expérience avec les media et maintenant j'ai fait une pause. Je n'ai jamais demandé une rectification, parce que c'est inutile. La vérité trouvera elle-même son chemin. Et la seule vérité est celle que je viens à peine de vous dire.
 Source:ici

Par Saint Michel Archange - Publié dans : FSSPX - Communauté : Benoit XVI
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Vendredi 25 septembre 2009


Ce long article très argumenté est issu d'un blog italien dont l'auteur, Francis Colafemmina, un jeune italien, est spécialiste en humanités classiques, mais qui semble avoir plusieurs autres cordes à son arc: un remarquable travail de synthèse: il a répertorié toutes les polémiques dont Benoît XVI a été le centre pratiquement depuis la 1ère année de son Pontificat. (
Benoit et moi)

Contre le Pape Benoît XVI : la stratégie de la tension

Le 23 septembre 2009  - Eucharistie Sacrement de la Miséricorde - Il ne s'agit pas de fantasmes, même si on peut par endroits ne pas être à 100% d'accord avec l'explication qu'il en donne. Les choses se sont vraiment passés ainsi.
A nous, après lecture, de nous faire une idée. Mais surtout, ne balayons pas les arguments d'un revers de main en disant "encore un complotiste! ", ou "encore un qui voit le mal partout"!

La stratégie de la tension


Francis Colafemmina

Nous sommes désormais témoins depuis des mois, pour ne pas dire au moins 3 ans, d'une véritable stratégie de tension qui voit des groupuscules de puissants frondeurs s'opposer aux actions et aux directives de Sa Sainteté le Pape Benoît XVI.
Cette stratégie mérite d'être révélée une fois pour toutes et analysée dans sa phénoménologie la plus secrète.

En 2005, le collège des cardinaux a élu pape le cardinal Ratzinger. On connaissait les positions mesurées et prudentes du Cardinal sur les révolutions opérées en conflit direct avec les décisions du Concile, mais toujours motivées par le soi-disant « esprit du Concile ». Ratzinger était considéré non seulement comme l'homme de confiance de Jean-Paul II, capable d'assurer une continuité indiscutée avec le grand pape polonais. C'était aussi le Préfet de l'ex Saint-office, celui qui avait été capable de maintenir l'orthodoxie catholique, dans un moment de grande tempête doctrinale et éthique.

Ce choix fut pour beaucoup le signe d'une profonde continuité avec la papauté de Jean Paul II. Cette élection fut certainement l'œuvre de l'Esprit Saint.
Toutefois, il est inutile de nier que, depuis avril 2005, le nouveau pape se trouve devant une foule de cardinaux et de prélats prêt à entraver son action par tous les moyens.
Ils ont choisi une stratégie subtile, liquide, flexible. Ils ont décidé d'« exposer » le pape, pour enterrer définitivement tout ce que lui, avec beaucoup de courage et une bonté infinie, a décidé d'offrir au catholicisme pour le tirer de l'abîme dans lequel il semblait destiné à sombrer de façon définitive. Ils ont compris très clairement que la seule façon de vaincre l'ennemi "idéologique" (en bref tout ce qui s'oppose à la sécularisation de l'Eglise et au principe intangible de Vatican II entendu comme rupture avec le passé et adhésion de l'Eglise au monde) , n'était pas de simplement s'opposer à lui, mais de faciliter sa confrontation avec le monde.

Si le Saint-Père est attaqué par la « société civile » (ou plutôt « incivile ») et par les media pour ses positions "de tranchées" (comme l'a dit le néo-catholique Tony Blair) sur l'avortement, la contraception et l'euthanasie, etc., la tâche de ces novateurs ecclésiaux est extrêmement facilitée. Leur subtile habilité à manœuvrer les quelques systèmes qui peuvent assurer leur victoire est ainsi récompensée quotidiennement.

Et il est clair que ces systèmes peuvent se compter sur les doigts d'une main: on les retrouvera facilement en faisant le tour de la salle de presse et du bureau des rédacteurs des discours du pape, en passant à travers le sous-bois curial du secrétariat d'Etat. A ces trois bastions quasiment inattaquables, mais tout-puissants parce qu'ils filtrent tout et contrôlent tout, tout en n'étant pas des lieux de prestige immédiat et visible, il faut ajouter les congrégations et conseils pontificaux, sur le pied de guerre depuis leurs sommets. Ajoutez à ces structures, les relations interpersonnelles et le charisme des individus, et vous aurez un tableau complet des forces sur le terrain.

A présent, il est temps de récapituler brièvement, en s'arrêtant seulement sur les questions les plus évidentes, les faits des quatre dernières années:

2005
Malgré l'incipit du pontificat coïncidant avec le référendum sur la loi 40 (en Italie, sur la procréation médicalement assistée, ndt), nous devons admettre que cette année se déroule de façon à peu près "lisse". Le Pape suscite la ferveur des jeunes à Cologne, il surprend avec l'ouverture à Hans Küng reçu à Castelgandolfo, il se place clairement dans la continuité avec Jean-Paul II, tout en conservant un style tout à fait nouveau. Toutefois, les notes de doléance commencent en Décembre. Le
discours à la Curie romaine, le 22 Décembre 2005, fait réaliser qu'il y a quelque chose de nouveau dans l'air. Le Pape introduit l'herméneutique de la continuité et nombreux sont ceux qui sentent leur jambes flageoler à l'idée d'une "réinterprétation" du Concile. Néanmoins, il est encore trop tôt pour prendre des mesures.

2006
En Janvier, Sandro Magister publie un article très détaillé qui identifie les "ennemis" du nouveau Pape:
1) Néocatéchuménaux, 2) Fronde interne de cardinaux, 3) Bureau de traduction des homélies, des discours et des catéchèses du Pape.
Cette analyse se révélera extrêmement fondée.
La première encyclique papale "
Deus Caritas est" est publiée, et on redécouvre les affinités entre la pensée de Joseph Ratzinger et celle du grand théologien Romano Amerio (voir ici un article de Magister). Mais il s'agit encore de questions culturelles. On n'a pas encore atteint la première explosion médiatique mondiale du Saint-Père: l'affaire de Ratisbonne.

L'affaire de Ratisbonne découle d'un concentré d'ignorance journalistique, de préjugés anti-papaux, et d'une profonde et continue action de fronde au sein du Vatican. Le discours n'est pas publié en arabe sur le site Internet du Saint-Siège, sinon après plusieurs mois. La Salle de Presse est incapable d'endiguer la polémique, présentant des communiqués tardifs et pas très efficaces. Commencent alors à se manifester des voix intra-ecclésiales qui semblent prendre leurs distances avec les paroles du Pape, se montrant surpris de ce qu'il disait. Le discours de Ratisbonne, un hymne au Logos et à la culture classique qui est basée sur le logos, est catalogué comme le premier « incident diplomatique » du Pape Benoît XVI. Personnellement, je pense que j'ai apporté une petite contribution à l'analyse de la question de Ratisbonne, par l'édition la première traduction complète des dialogues de Manuel Paléologue cité par le Saint-Père.
En Novembre, suit l'affaire du
discours fantôme aux évêques de Suisse (ndt: le discours effectivement prononcé par le Saint-Père n'était pas celui qui avait été diffusé par la salle de Presse, le pape s'étant exprimé a braccio:).
A la fin de l'année éclate "l'affaire Wielgus". La responsabilité en revient presque entièrement de la Congrégation pour les Evêques. Le nouvel archevêque de Varsovie est en fait un collaborateur de l'ancien régime communiste. On avait assuré au Pape qu'il s'agissait d'allégations. Le 21 Décembre, la Salle de presse indique que le pape était bien informé et avait pleine confiance dans le nouvel archevêque. Puis les documents d'archives sortent. Wielgus a été forcé de démissionner le 7 Janvier 2007.

2007
L'action d'exposition du Pontife se poursuit, et le lent travail de la fronde. En Janvier, le cardinal Martini commence son puissant manifeste d'antipape philo-laïciste, ouvert à une révision des questions relatives à la sacralité de la vie (ndt: à propos de l'affaire Welby).
En Mars, fort rappel à l'ordre de la part du pape et des Evêques de Terre Sainte aux néocatéchuménes.
Ensuite, c'est la publication de "Jésus de Nazareth» et une fois encore le tir à vue de Martini sur le Pape théologien, dans les pages du Corriere della Sera.
Mais en Juillet, on atteint l'apogée: le
Motu Proprio Summorum Pontificum! Les voix de la dissidence s'amplifient, relayées par les Journaux italiens et les autres. La fronde comprend que c'est le bon moment pour se manifester. Ses positions anti - "messe en latin" sont interprétées par la « société civile » comme un rappel nécessaire pour un revirement du Pape, celui qui essaie de ramener l'Eglise un siècle en arrière. La grosse caisse se met à sonner en continu. C'est la guerre ouverte.
A la fin de l'année, Mgr Piero Marini "fiche le camp", après avoir pris la fantaisie de faire apparaître le Pape à Vienne dans des parements ridicules de 
Schtroumpf .

2008
Des installations à la Curie semblent offrir une plus grande tranquillité d'esprit pour le souverain pontife. Dans le même temps le front laïciste, par lequel le Pape est soumis à une exposition d'au moins un an et demi, commence à porter ses fruits: en Janvier le pape ne peut pas aller à l'Université La Sapienza.
Commence alors la controverse avec le monde juif. La libéralisation du missel de 1962 a mis sur le tapis la question de la prière pour la conversion des juifs. Jusqu'en Mai 2009, la tension ne cesse de croître sur la cause de la Béatification de Pie XII et l'ouverture aux Lefebvristes afin qu'ils rentrent, obéissants, dans le giron de l'Eglise. Le double registre de l'attaque contre le pape, de la part des laïcs et les frondeurs, se développe grâce aux déclarations de plus en plus "borderline" du Cardinal Martini (ndt: reprise d'un article de Sandro Magister: Le Jésus du card. Martini n'aurait jamais écrit Humanae Vitae).

2009
Arrive l'annus horribilis.
Tout part de la soi-disant affaire Williamson. Comme cela a déjà révélé en Février par Il Giornale et Il Riformista, selon un dossier ayant circulé au Vatican, derrière l'explosion de « l'affaire », la mise en scène de cette nouvelle exposition du pape serait basée en France, à travers quelques "taupes" au Vatican.
Sans doute quelque responsable au Vatican a dû informer la télévision suédoise, qui a diffusé l'interview-choc de l'évêque Lefebvriste, qu'en Octobre 2008 (date de l'enregistrement de l'entretien avec Williamson) la révocation du
décret d'excommunication était sur le bureau du pape. Et ensuite, quelques jours avant le 21 Janvier 2009 (date à laquelle l'interview est diffusée), que le 24 Janvier le décret signé par le pape serait publié. Le Secrétaire d'Etat, comme d'habitude, minimise la situation, répondant à la critique avec un retard extrêmement grave et, entre autres choses, avec un communiqué qui paraît compter parmi les nouveaux dogmes du catholicisme celui de « la reconnaissance de l'Holocauste ».
Le pape est maintenant au centre de l'attention des media. Une attention négative et impitoyable poussée par les nombreux évêques et Cardinaux prêts à donner des interviews et des communiqués de presse capables d'isoler le pape et d'en montrer l'action sous un mauvais jour.
Benoît XVI, également en raison de puissantes interventions des Juifs, réclamant de lui de nombreuses et réitérées condamnations de l'holocauste, décide de clarifier la question de la levée des excommunications par une lettre.
Les media lui donnent un relief très faible.
Entre-temps, arrive le voyage de mars au
Cameroun et en Angola. Un passage mal compris de la Conférence de presse impromptue dans l'avion transportant le pape en Afrique ranime l'exposition du pape dans les media du monde entier. Les condamnations pleuvent, y compris des représentants institutionnels de plusieurs gouvernements européens.
C'est le point de non-retour. A partir de maintenant tout ce que le pape dira sera utilisée contre lui.
En Mai, c'est le moment du voyage en
Terre Sainte. Chaque geste du pape est observé avec une attention minutieuse: désormais, on ne fait plus rien d'autre que d'attendre un mot à exploiter ou une action à reprendre. Le Saint-Père dans le mémorial de Yad Vashem dit que les Juifs pendant le génocide ont été « tués » . Cela déclenche une protestation par des voix juives: le Pape aurait dû dire "assassinés", et ajouter que les tueurs étaient des Allemands ...
En Juillet, la publication de "
Caritas in Veritate" restaure une trêve momentanée. Le Pape est apprécié de tous côtés, le pouvoir laïciste se félicite des informations contenues dans l'encyclique. Tout le monde parle en bien du pape, même Barack Obama serait sur le point de se convertir au catholicisme après la rencontre fructueuse avec Benoît XVI. Mais dans l'ombre du Palais apostolique, la stratégie de la tension ne semble pas cesser.

Mercredi 23 Septembre, la télévision suédoise se prépare à lancer une deuxième
attaque éhontée anti-pape, conçu comme une suite de l'épisode funeste de Janvier. Les protagonistes sont cette fois explicitement internes à l'Église catholique. L'attaque est finalement directe contre le Pape.

Cette année n'est pas encore terminée. Je ne pense pas jouer les prophètes en annonçant de nouvelles expositions médiatiques du Pape en 2010.

Toutefois, pour ceux qui n'ont pas encore compris, il ne s'agit pas simplement d'agressions contre la personne de Joseph Ratzinger, mais d'une attaque contre l'Église catholique, une attaque née en son sein et qui prépare peut-être la voie d'un pontificat ultérieur qui mettra finalement une pierre tombale sur la vieille tradition de l'Église, avec comme conséquence une adhésion complète au monde et probablement une absorption complète par lui. (ndt: personnellement, je ne peux pas partager cette conclusion pessimiste).
 

Par Saint Michel Archange - Publié dans : Le Pape Benoit XVI - Communauté : Benoit XVI
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Jeudi 24 septembre 2009

L’affaire avait fait couler énormément d’encre au printemps 2007. Après le décès de leur curé qui officiait depuis des décennies selon le rite romain (messe en latin) à Niafles, Un groupe de traditionalistes avait occupé, jour et nuit, l’église. L’évêque de Laval avait tranché, autorisant la messe en latin alternativement à La Roë et à La Selle-Craonnaise. Il s’agissait d’une expérimentation. Mgr Scherrer a décidé le maintien de ces deux lieux de cultes.
source:ici

Par Saint Michel Archange - Publié dans : tradiland - Communauté : Summorum Pontificum
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Jeudi 24 septembre 2009



"Priez donc  le maître de la moisson, afin qu'il envoie des ouvriers à sa moisson!" Matthieu, 9,38
Par Saint Michel Archange - Publié dans : Videos - Communauté : Chrétiens et heureux de croire
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires - Recommander
Mercredi 23 septembre 2009

Paris, mardi 22 septembre 2009. Le Pape Benoît XVI a nommé Nonce apostolique en France Son Excellence Monseigneur Luigi Ventura, Archevêque titulaire d'Equilio.

Mgr Ventura est né à Borgostallo, dans la province de Brescia (Italia), le 9 décembre 1944. Il a été ordonné prêtre le 14 juin 1969.

Mgr Luigi Ventura succède à Mgr Fortunato Baldelli, qui a représenté le Saint-Père en France de septembre 1999 à juin 2009, quand il a été nommé Grand Pénitencier de l'Eglise Romaine.
 
voir son cursus
ici ou ici


Faites connaissance avec celui qui représentera désormais le Saint Père dans notre Pays en consultant ci-dessous une interview exceptionnelle réalisée cette année par Sel & Lumière, télévision catholique du Canada :


Alors qu'il était au Canada, Mgr Ventura a prononcé un discours dans lequel il rappelait le rôle de l'évêque. Extraits:
"L'Evêque est appelé à être prophète, témoin et serviteur de l'espérance. L'espérance dont il doit rendre compte est centrée sur le Christ; du Christ, il doit être serviteur fidèle, sentinelle vigilante, prophète courageux, témoin crédible, afin que se ravivent la foi et la charité, dans un contexte historique qui a vu s'écrouler bien des espérances humaines. En évoquant la triple tâche d'enseigner, sanctifier et gouverner, le Saint-Père souligne également l'œuvre d'évangélisation de l'Evêque et le service autorisé et authentique qu'il doit accomplir en tant que maître de la foi et héraut de la Parole. Avec confiance et courage apostolique, l'Evêque est appelé à annoncer au monde Jésus-Christ, sauveur de l'homme. Comme missionnaire de l'Evangile, il doit démasquer les fausses anthropologies, récupérer les valeurs contaminées par les idéologies, discerner et proclamer la vérité. Dans ce contexte, il est ouvrier de justice et de paix et, dans le dialogue avec les religions, il promeut la mondialisation de la charité. Est également soulignée la dimension collégiale de l'Episcopat, un des points cardinaux de Vatican II, qui atteint en Pastores Gregis son fruit mûr. Ce caractère collégial trouve sa profondeur dans l'être de tout Evêque et appartient à la structure de l'Eglise telle que voulue par le Christ. Il fait éclater une conception individualiste du ministère épiscopal par l'affirmation que l'Evêque n'est jamais seul, aussi parce qu'il est toujours en communion hiérarchique avec ses frères dans l'épiscopat et le Successeur de Pierre. La collégialité est décrite dans sa dimension affective (affirmée entre autres par le Synode des Évêques, les Conférences épiscopales, la Curie Romaine, la collaboration missionnaire) et effective, comme dans le Concile œcuménique et l'action conjointe des Évêques, en union avec le Pape.

Connexe à la collégialité épiscopale, il y a la communion des Eglises; par l'Evêque en relation hiérarchique avec le Pontife Romain et dans la fraternité épiscopale, elle s'exprime aussi au niveau local
."

Tout ceci, comme on le voit, est dans la droite ligne des enseignements du Concile et du Saint-Père. On ne peut que s'en réjouir et prier pour que le Seigneur soutienne Mgr Ventura dans sa tâche.

***

Dans un entretien accordé au père Thomas Rosica, c.s.b., à l’annonce de son départ pour la France, Mgr Ventura évoque son rapport à la langue française, son travail de Nonce et sa vision du service de l’unité de l’Eglise.
Il revient aussi sur les grands événements qui ont marqué ses huit ans de mandat outre-Atlantique : des JMJ de Toronto en 2002 au Congrès Eucharistique de Québec en 2008…

Le père Thomas Rosica, directeur de la télévision catholique canadienne, a rendu hommage à celui qui représenta le Pape au Canada pendant huit ans :

« Parcourant notre vaste territoire, il s’est lié d’amitié avec des gens de partout et a rapproché des étrangers, faisant de la place pour la paix du Christ en notre terre. Il fut un véritable ‘pontifex’, un faiseur de ponts dans un monde et un pays qui trop souvent élèvent des murs et des divisions. Il fut un extraordinaire et doux berger avec un cœur universel qui a conquis notre vaste pays avec son sourire contagieux, sa bonté authentique, son acuité pastorale et son bon sens. »

Par Saint Michel Archange - Publié dans : Evêques - Communauté : Benoit XVI
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Samedi 19 septembre 2009

Eutrapélie ! Pour une aussi aimable vertu, quel triste nom. On le dirait d’un instrument de torture. N’est-elle pas au contraire la force des caractères délibérément enjoués, le secret des personnes dont on envie la joie de vivre tandis qu’on sait les épreuves silencieuses et l’humble dignité qui les marquent. Leur amitié réjouissante offre à l’âme et au corps arc-boutés dans la difficulté, la détente qui les sauve de la cassure. L’humour est une charité prisée du vrai saint.

      Cet art de la distraction bienvenue, offerte avec cœur, allège l’ombrageuse gravité des actes et des propos. Plus qu’un don ou un talent, il est une vertu offerte à quiconque veut en jouir. Dirons-nous qu’elle manque douloureusement dans nos communautés ? Nous, qui devrions porter haut la joie, offrons bien souvent le triste visage de l’important, du réprobateur ou du nostalgique ! Saint Thomas nous prévient : «il est contraire à la raison d'être un poids pour autrui, de n'offrir aucun agrément et d’empêcher son prochain de se réjouir ... ceux qui refusent de se distraire, qui ne racontent jamais de plaisanteries et rebutent ceux qui en disent, ceux-là sont vicieux, pénibles et mal élevés» (IIa IIae, Q168, a 4).

      Mais ne sombrons pas dans ce que nous dénonçons ! Oui, l’affabilité se conquiert aussi simplement que les autres vertus : il nous faut essayer, essayer encore, fréquenter les caractères plaisants et fuir les âmes sombres ou, mieux, tenter de les dérider. Apprenons le bon ton, ni trop vulgaire, ni trop hautain, ni blessant pour le prochain, c’est ainsi que nous ferons naître autour de nous l’envie de vivre selon l’esprit.

      Les vertus, nous dit Thomas d’Aquin, croissent comme les doigts de la main. L’une grandit-elle ? les autres la suivent harmonieusement. Alors quel programme plus alléchant que de les acquérir toutes en cultivant le loisir véritable ?
Source:ici

Eutrapélie ?

‑ Eutrapélie. Je dis, ou plutôt je répète : Eutrapélie. Oh ! ce n'est pas une de ces Dames souveraines, les vertus théologales, ni même une de ces graves dames d'honneur, les vertus cardinales ; c'est une bonne petite vertu toute simple, toute serviable, une soubrette de vertu. Elle ne fait pas beaucoup parler d'elle, les chaires ne retentissent pas de son nom, ignoré même de la plupart de ceux qui l'emploient. Mais se priver de ses soins discrets et anonymes, c'est ce qui ne se peut aucunement.

 

On n'est pas de fer ! Dans notre corps, tout n'est pas fait de ces tissus distingués, de ces tissus éminents et hautement quali­fiés que sont les nerfs, les muscles ou ce beau tissu liquide qu'est le sang. Il faut une espèce de « colle » pour que tout cela ne se défasse pas. La « colle », c'est ce roturier, ce plébéien, ce prolétaire tissu que les savants appellent « conjonctif », ma foi parce qu'il sert à conjoindre les autres. Il ne sert qu'à cela, mais les autres se disjoindraient sans lui.

 

Eutrapélie (ce n'est pas de sa faute si elle a un nom grognon, c'est comme une petite fille aux joues de pomme qui s'appellerait Le Pâle de son nom de famille; du reste son parrain Aristote parlait grec et Eutrapélie c'est très beau en grec), Eutrapélie donc, c'est la vertu « conjonctive ». Entre deux exercices de grandes vertus, de vertus nobles, elle « fait le joint », elle avertit en souriant qu'on peut souffler, elle donne le sens et la mesure de la récréation légitime ; elle est, pour changer de comparaison, elle est le brave sergent fourrier, pas trop militaire malgré l'uniforme, qui signe la permission de détente.

 

Voilà l'éloge d'Eutrapélie au vilain nom, aux bons offices. Elle fait que le repos même est pris selon Dieu.

 

‑ Quelle chose étrange qu'il y ait une vertu pour le repos !

‑ Et quelle chose absurde qu'il n'y en eût point ! Est-ce qu'un instant de la vie humaine peut être soustrait au domaine universel de Dieu ? Est-ce que son regard omniscient peut ne plus nous voir quand nous nous amusons ? Est-ce que sa présence peut cesser ? C'est nous qui cesserions d'être.

 

Saint Pierre trouve les païens par trop sots de ne pas croire à celui en qui ils subsistent, comme des gens qui ne croiraient pas à la terre sur laquelle ils posent les pieds. On a beau faire, on ne s'absente pas de Dieu; on ne peut pas l'empêcher d'être là. Nous lui devons l'hommage de notre repos, tout autant et pour les mêmes raisons que celui de notre labeur.

 

Nul moyen de se passer d’Eutrapélie. Ce n’est pas que cette simple fille veuille faire son importante, mais il faut qu'elle joue son bout de rôle, puisque nous ne pouvons pas plus nous divertir que travailler hors de Dieu.

 

Si seulement, cher lecteur, vous reteniez ces derniers mots!

Abbé V.‑A. Berto.

(extrait d’Itinéraires n°255, Juillet-Août 1981)
Source:ici

Par Saint Michel Archange - Publié dans : Philosophie - Communauté : Nos amis les saints
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Samedi 19 septembre 2009

Pape Benoît XVI
20ème Journée Mondiale de la Jeunesse, homélie de la veillée

« Quand vous entendrez parler de guerres et de soulèvements, ne vous effrayez pas »

Les saints nous montrent la route pour devenir heureux ; ils nous montrent comment on réussit à être des personnes vraiment humaines. Dans les vicissitudes de l'histoire, ce sont eux qui ont été les véritables réformateurs qui, bien souvent, ont fait sortir l'histoire des vallées obscures dans lesquelles elle court toujours le risque de s'enfoncer à nouveau... C'est seulement des saints, c'est seulement de Dieu que vient la véritable révolution, le changement décisif du monde. Au cours du siècle qui vient de s'écouler, nous avons vécu les révolutions dont le programme commun était de ne plus rien attendre de Dieu, mais de prendre totalement dans ses mains le destin du monde. Et nous avons vu que, ce faisant, un point de vue humain et partial était toujours pris comme la mesure absolue des orientations. L'absolutisation de ce qui n'est pas absolu mais relatif s'appelle totalitarisme. Cela ne libère pas l'homme, mais lui ôte sa dignité et le rend esclave. Ce ne sont pas les idéologies qui sauvent le monde, mais seulement le fait de se tourner vers le Dieu vivant, qui est notre créateur, le garant de notre liberté, le garant de ce qui est véritablement bon et vrai. La révolution véritable consiste uniquement dans le fait de se tourner sans réserve vers Dieu, qui est la mesure de ce qui est juste et qui est, en même temps, l'amour éternel. Qu'est-ce qui pourrait bien nous sauver sinon l'amour ?... Ceux qui parlent de Dieu sont nombreux ; au nom de Dieu on prêche aussi la haine et on exerce la violence. Il est donc important de découvrir le vrai visage de Dieu... « Celui qui l'a vu a vu le Père », disait Jésus à Philippe (Jn 14,9). En Jésus-Christ, qui, pour nous, a permis que son coeur soit transpercé, en lui, est manifesté le vrai visage de Dieu. Nous le suivrons avec la grande foule de ceux qui nous ont précédés. Alors nous cheminerons sur le juste chemin.

Par Saint Michel Archange - Publié dans : Le Pape Benoit XVI - Communauté : Benoit XVI
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Samedi 19 septembre 2009

Le Parlement français a adopté une proposition de loi qui autorise l'émission d'obligations islamiques "sukuk", en dépit des protestations de l'opposition de gauche.

Le texte présenté par la députée UMP Chantal Brunel a principalement pour objet de faciliter l'accès des petites et moyennes entreprises au crédit. Les députés ont adopté la proposition de loi telle que le Sénat l'avait votée le 9 juin. Le texte est donc définitivement adopté par le Parlement.

Les groupes UMP et du Nouveau Centre ont voté pour. La gauche démocrate et républicaine (GDR, PC et Vert) a voté contre. Le groupe socialiste, radical et citoyen (SRC), qui avait voté pour en première lecture, a voté contre.

Les socialistes ont en effet vivement critiqué un amendement introduit par le Sénat et soutenu par le gouvernement qui propose de modifier le code civil pour permettre l'émission, sur la place de Paris, d'instruments financiers conformes aux principes de la finance islamique.

"On introduit le droit islamique dans le droit positif français", a dit Henri Emmanuelli (PS). "Cela nous heurte profondément. C'est inacceptable. Vous faites n'importe quoi."

Christian Estrosi, ministre de l'Industrie, s'est défendu de vouloir adapter le droit français à des règles religieuses.

"Il n'est pas question de renier les principes de notre droit pour se mettre en conformité avec quelque principe religieux ou culturel que ce soit. A l'inverse, je ne vois pas au nom de quoi on refuserait d'accueillir certains types de financement sur ce motif", a-t-il dit.

Cette mesure, qui réforme la règlementation concernant la fiducie, va permettre l'émission de "sukuk" en France.

A la différence des obligations classiques, les "sukuk" sont adossées à un actif tangible et ne paient aucun intérêt, les investisseurs recevant des coupons correspondant à une part des profits dégagés par l'actif sous-jacent.

Aucune entreprise européenne n'a émis de "sukuk" à ce jour.

La première émission d'une obligation islamique jamais lancée en France, initialement prévue avant octobre, a été retardée par des difficultés d'ordre technique, a annoncé mercredi Mohammad Farroukh Raza, directeur du cabinet de conseil Islamic Finance Advisory Assurance Services (IFAAS).

Le texte oblige les banques mais aussi les organismes d'assurance à justifier leur désengagement si l'entreprise le demande. De plus, l'entreprise pourra solliciter des explications relatives à la notation interne dont elle fait l'objet par son agence bancaire.

Il prévoit la création d'un prêt spécifique pour les PME fondées depuis deux à cinq ans garanti par l'établissement public OSEO, et comporte plusieurs dispositions visant à alléger les procédures concernant les PME, comme la suppression de l'obligation pour les sociétés unipersonnelles d'établir un rapport de gestion.

Emile Picy, édité par Yves Clarisse
Source:ici

Par Saint Michel Archange - Publié dans : Actualités - Communauté : Praedicatho.com
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Vendredi 18 septembre 2009

Avec le Motu Proprio « Summorum pontificum » de Benoît XVI, la messe « tridentine » a retrouvé son bon droit dans la sainte Eglise, son « droit de cité » C’est l’article 1 du document : « Le Missel romain promulgué par S. Pie V et réédité par le B. Jean XXIII doit être considéré comme l’expression extraordinaire de la même « lex orandi » de l’Église et être honoré en raison de son usage vénérable et antique…. Il est donc permis de célébrer le Sacrifice de la Messe suivant l’édition type du Missel romain promulgué par le B. J ean XXIII en 1962 et jamais abrogé, en tant que forme extraordinaire de la Liturgie de l’Église ».

Fort bien. Et le pape précise alors les conditions de sa célébration publique. Elle peut être célébrée dans les oratoires publics des Instituts « Ecclesia Dei » avec la présence de fidèles et dans les églises paroissiales diocésaines, avec l’accord du curé. Il n’est pas dit qu’elle doit être célébré uniquement « privativement ». Ce qui serait le comble de la contradiction. Cette législation abrogeait toute autre législation antérieure. Nous étions le 7 juillet 2007

Le Motu Proprio Summurum pontificum: ici

Par Saint Michel Archange - Publié dans : Liturgie - Communauté : Summorum Pontificum
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Jeudi 17 septembre 2009

Une fois n'est pas coutume, en visite à l'hôpital, j'allume la television et je tombe (comme par hasard?) sur un émission de 30 millions d'amis,  consacré à  "l'abbé des animaux ", le curé de Saint paul les Olives à Marseille (Bouches du Rhône)  fondateur du refuge St Roch. Cette émission date du 2 février 2000. L'abbé Roger Pestre est décédé le 25 août 2007.

la video de cette émission est disponible:
ici

Voici la presentation faite sur le site
 Le refuge Saint-Roch de Marseille se bat depuis 1984 pour les animaux abandonnés en leur offrant un toît. Son fondateur, le Père Pestre, évoquait en février 2000 devant les caméras de 30 Millions d'Amis les difficultés quotidiennes de son refuge. L'Abbé des animaux nous a quitté le 20 août 2007.

Après quelques recherches sur internet, je decouvre que ce prêtre été menbre de la fraternité sacerdotale international pour le respect de l'animal site: ici

MONTAIGNE disait : « Plus je connais les hommes, mieux j’aime mon chien . » J’ajoute : Celui qui n’aime pas les animaux, n’aime pas non plus les hommes.

C’est là le fruit de ma découverte et de mon expérience de 20 années de vie consacrée aux animaux de compagnie, ceci en plus de mon ministère pastoral.

Je souhaite de tout mon cœur que la Fraternité Sacerdotale Internationale pour le Respect de l’Animal, qui est en train de naître en Suisse, grâce à l’initiative du Père Olivier Jelen et de ses collaborateurs, étende, une fois bien établie, avec le temps, son influence et son efficacité sur tous les hommes de bonne volonté. Son idéal sera alors atteint. Tous mes vœux vous accompagnent.

Père Roger PESTRE – 6 septembre 2004

Père Roger PESTRE †
Ancien curé de St Paul Les Olives (décédé le 25/08/07)
F-13013 Marseille
lors de l’inauguration du Refuge Saint Roch,
le 5 septembre 2004

Par Saint Michel Archange - Publié dans : Chrétienté - Communauté : Chrétiens et heureux de croire
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Mardi 15 septembre 2009

L'association Renaissance catholique organise à Paris, Samedi 3 octobre 2009, de Notre-Dame-des-Victoires au Sacré-Cœur-de-Montmartre, la 19ème Marche pour la vie.
voir la lettre d'invitation et les modalités:ici


Par Saint Michel Archange - Publié dans : Famille - Communauté : Chrétiens et heureux de croire
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Samedi 12 septembre 2009

Cette prière est proposée par le Pape Benoît XVI et le Congrégation pour le Clergé qui a en charge les activités de cette année sacerdotale.

Prière pour les prêtres

Seigneur Jésus, présent au Très Saint Sacrement,

tu as voulu rester présent parmi nous

au moyen de tes Prêtres,

fais que leurs paroles ne soient que les tiennes,

que leurs gestes soient les tiens,

que leur vie soit un reflet fidèle de la tienne.

Qu’ils soient les hommes qui parlent à Dieu des hommes

et parlent aux hommes de Dieu.

Qu’ils ne soient pas craintifs dans le service,

en servant l’Église comme Elle veut être servie.

Qu’ils soient des hommes, des témoins de l’éternel dans notre temps,

en marchant par les sentiers de l’histoire du même pas que toi

et en faisant le bien à tous.

Qu’ils soient fidèles à leurs engagements,

jaloux de leur vocation et de leur donation,

de clairs miroirs de leur identité propre

et qu’ils vivent dans la joie du don reçu.

Je te le demande par Sainte Marie ta Mère :

Elle a été présente dans ta vie

et sera toujours présente dans la vie de tes prêtres. Amen

Par Saint Michel Archange - Publié dans : Chants et Prières - Communauté : Benoit XVI
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Vendredi 11 septembre 2009
L'Abbé Claude Barthe présente Mgr Guido Pozzo, nouveau secrétaire de la Commission Ecclesia Dei  
Le 10 mars 2009, Benoit XVI publiait une lettre aux évêques du monde pour "calmer le jeu" après l'affaire Williamson. Il y annonçait son intention de rattacher la Commission Ecclesia Dei à la Congrégation pour la Doctrine de la foi et d'ouvrir des discussions doctrinales avec la Fraternité Saint-Pie X (FSSPX).

Une Commission renouvelée

Mais la Commission Ecclesia Dei a changé ! Mgr Guido Pozzo, nommé le 8 juillet (le jour de la publication du Motu Proprio) Secrétaire de la Commission Ecclesia Dei, en devenait le véritable moteur sous la houlette du cardinal Levada, Préfet du Saint-Office, qui, malade, en est le Président nominal. Originaire du diocèse de Trieste, où il est né en 1951, prêtre depuis 1977, Mgr Guido Pozzo a été employé à la Congrégation pour la Doctrine de la foi depuis 1987. Homme de solide doctrine, il est membre de ce qu'on appelle la "nouvelle école romaine". On poourrait même dire qu'il se rattachait dans l'enseignement qu'il donnait à l'Université pontificale du Latran à l'ancienne école romaine, celle de la minorité conciliaire. C'est donc Mgr Pozzo qui sera chargé de la gestion de la "forme extraordinaire". La réorganisation technique de la Commission Ecclesia Dei, entérinée par le Motu Proprio Ecclesiae unitatem du 2 juillet dernier, est une décision du Pape et de ses proches conseillers. Il s'agit de faire redevenir la Commission en charge d'un domaine ecclésial ultra-sensible, un organisme d'apparence modeste, directement dirigé par lui et par les collaborateurs discrets dans lesquels il a la plus grande confiance. Car la Commission Pozzo aujourd'hui, comme la Commission Castrillon hier, avec un style différent, aura au moins autant pour souci de faire passer les décisions du Pape auprès de l'épiscopat que de négocier avec la Fraternité Saint-Pie X.
Ce serait d'ailleurs mal connaître les mécanismes curiaux que de penser que les fonctions du cardinal Castrillon n'ont pas été prorogées aprs ses 80 ans à cause des virulentes attaques de ses ennemis ! Mais il n'avait jamais cru utile de traiter de Vatican II avec la FSSPX au motif qu'il y a tellement d'hérétiques dans l'Eglise d'aujourd'hui qu'il serait ridicule de faire procès en hétérodoxie aux contestations lefebvristes (il avait cependant entériné des conversations que l'on pourrait qualifier de préléminaires ente des délégués de cette Fraternité et un théologien de l'Université Angélique). C'est désormais la fonction principale de la Commission.

Des discussion élargies

Et il n'est pas douteux que les discussions à venir, sous prétextes de porter sur "l'acceptation" de Vatican II, traiteraont essentiellement de notes théologiques de telle asseertion, de genre littéraire de tel texte, du degré (ou d'absence) d'obligation de tel autre. Encore faudra-t-il que Mgr Fellay prête à la nouvelle Commission la confiance qu'il a toujours chichement mesurée à l'ancienne. Ce qui n'est pas impossible. (Abbé Claude Barthe)


(Source : L'Homme nouveau - n° 1451 - 29 août 2009)
Source:ici
Par Saint Michel Archange - Publié dans : tradiland - Communauté : Summorum Pontificum
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus